ISDI du ChauvillyPays de Gex
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22 juillet 2026 · 4 min de lecture

Pourquoi le Pays de Gex n'a presque plus de place pour ses terres

Ce n'est pas le porteur du projet qui le dit : c'est la préfecture de l'Ain, l'Agglo et les chiffres du dossier. Retour sur une pénurie annoncée de longue date.

Camion chargé de terres sur une longue route de campagne
Illustration.

En 2023, la préfecture de l’Ain écrivait que « le nombre d’ISDI n’est pas en adéquation avec les volumes de déblais produits annuellement ». Les collectivités en décrivent les conséquences : dans sa délibération du 8 juillet 2026, Pays de Gex Agglo vise noir sur blanc les dépôts sauvages à éviter et les terres agricoles à protéger.

Le Pays de Gex illustre ce constat mieux qu'aucun autre territoire. Plus de 100 000 habitants, une croissance continue, et une seule ISDI publique, ouverte fin 2017 à Chevry. L'Agglo elle-même affiche l'objectif d'absorber 400 000 m³ de déchets inertes par an et l'intention d'ouvrir d'autres sites.

Les voisins ne peuvent pas absorber

La Haute-Savoie voisine doit évacuer 2,7 millions de m³ de terres par an, avec deux fois moins de sites qu’il y a dix ans, selon France Nature Environnement. Compter durablement sur les territoires voisins n'est pas un plan, c'est un report.

Le projet du Chauvilly couvrirait environ 15 % du besoin du territoire. Ce n'est pas la solution complète, et le dossier ne prétend pas l'inverse : c'est une première brique, sur un site déjà remanié par un siècle d'activités.

Sources : Préfecture de l’Ain, page ISDI (2023) · Délibération Pays de Gex Agglo du 8 juillet 2026 · France Nature Environnement Haute-Savoie, 2023 (contexte régional). Tous les documents cités sont consultables sur le registre officiel de l'enquête.

Dix minutes pour peser dans la décision.

L'enquête publique est le moment où chacun peut s'exprimer, pour ou contre. C'est sur ces contributions que le commissaire enquêteur bâtit son rapport, avant la décision du préfet.