Pourquoi ici
Le Pays de Gex est l'un des territoires les plus dynamiques de France. Chaque chantier produit des déblais, et il faut bien les mettre quelque part. Aujourd'hui, ce quelque part est à une heure de route.
Le déséquilibre
Trois fois plus de terres que de place pour les accueillir
Déblais produits chaque année
400 000 m³
300 000 à 400 000 m³ par an selon le dossier, 400 000 selon l'Agglo.
Capacité de stockage restante
107 000 m³/an
Chevry : 77 000 m³/an jusqu'à fin 2029. Vesancy : 30 000 m³/an jusqu'à juillet 2027. Le dossier le dit sans détour : « d'ici quatre ans, leur capacité maximale sera atteinte ».
L'apport du Chauvilly
60 800 m³/an
Environ 15 % du besoin du territoire selon l'Agglo. Ce projet est une première brique, pas la solution complète : il en faudra d'autres.
« Le nombre d’ISDI n’est pas en adéquation avec les volumes de déblais produits annuellement. »
La situation actuelle
Où partent les camions aujourd'hui
Faute de site local, chaque chantier gessien expédie ses terres hors du territoire. Ces kilomètres se paient trois fois : en surcoût répercuté sur les clients, en heures de camion sur les routes, et en CO2. Les entreprises du BTP du Pays de Gex l'écrivent au registre : ces expéditions lointaines sont un non-sens écologique.
Jura
jusqu’à 98 km, distance déclarée au registre par une entreprise gessienne
Plaine de l'Ain
« des centaines de kilomètres en camion », écrivent les entreprises du BTP au registre
Haute-Savoie
un département lui-même saturé : 2,7 millions de m³ à évacuer par an, deux fois moins de sites qu'il y a dix ans
Le Chauvilly : à 30 minutes de tous les chantiers gessiens
Le dossier retient un principe de proximité, et un fonctionnement en double fret avec la plateforme de recyclage voisine : le camion qui apporte des déblais peut repartir chargé en matériaux recyclés.


Pourquoi ce site
Huit sites étudiés, un choix documenté
Les alternatives ont été examinées
Le dossier analyse les huit sites du Pays de Gex classés dans le seul zonage autorisant une ISDI. Tous présentent des obstacles : saturation, enjeux écologiques supérieurs, surfaces insuffisantes. La MRAe, l'autorité environnementale indépendante, pourtant critique sur d'autres points, reconnaît que cette analyse est correctement développée.
Un site déjà marqué, pas un espace vierge
Le Chauvilly porte un siècle d'extraction de matériaux et une ancienne décharge fermée en 1998. La DREAL décrit une topographie actuelle « sans cohérence » et juge que le projet rendrait un site cohérent, à usage naturel et récréatif. Utiliser cette emprise, c'est épargner des terres agricoles ailleurs.
Le moins d'enjeux écologiques
Parmi les sites pouvant accueillir une ISDI dans le Pays de Gex, Chauvilly est « celui présentant le moins d'enjeux en matière de biodiversité ». Ce n'est pas le porteur du projet qui le dit, c'est la DREAL, le service de l'État chargé de l'environnement, dans son rapport du 22 décembre 2025. Le même rapport juge le dossier « complet et régulier ».
Et la question de l'eau, dans tout ça ?
Des habitants font valoir qu'un captage d'eau potable ne se déplace pas, et c'est un argument sérieux. C'est précisément pourquoi l'ARS a fait de l'eau le principal enjeu du dossier et l'a assorti de conditions strictes. Le sujet est traité en détail, sans esquive, dans la page Vos questions.
Les positions officielles
Les élus du territoire ont voté pour
Deux délibérations publiques, versées au dossier d'enquête, que presque personne n'a lues : elles comptent parmi les documents les moins téléchargés du registre.
29 / 33
Commune de Gex
Avis favorable du conseil municipal le 6 juillet 2026 : 29 voix pour, 1 contre, 3 abstentions. Gex est la commune d'implantation du projet.
32 pour
Pays de Gex Agglo
Avis favorable du conseil communautaire le 8 juillet 2026, qui écrit que « l'état final proposé parait cohérent et n'appelle de remarque particulière ».
Dix minutes pour peser dans la décision.
L'enquête publique est le moment où chacun peut s'exprimer, pour ou contre. C'est sur ces contributions que le commissaire enquêteur bâtit son rapport, avant la décision du préfet.

