
Une maison avec sous-sol, un petit immeuble : chaque chantier laisse derrière lui des terres excavées. Elles ne s’évaporent pas : la loi impose de les déposer dans une installation autorisée, contrôlée par l'État.
Dans le Pays de Gex, les chantiers produisent entre 300 000 et 400 000 m³ de déblais par an. En face, il reste 107 000 m³ par an de capacité de stockage autorisée, sur deux sites qui saturent d'ici 2027 et 2029. Le compte n'y est pas, et c'est le dossier lui-même qui l'écrit : « d'ici quatre ans, leur capacité maximale sera atteinte ».
Alors, où vont-elles ?
Loin. Une entreprise gessienne déclare au registre de l'enquête des rotations jusqu'à 98 km, vers le Jura. D'autres partent vers la Plaine de l'Ain ou la Haute-Savoie, elle-même saturée. Chaque kilomètre se paie trois fois : en gasoil, en heures de chauffeur, et sur la facture finale du client gessien.
C'est exactement le problème que le projet du Chauvilly propose de traiter : un site de dépôt contrôlé, pensé pour un rayon de desserte de 30 minutes, réservé aux terres et cailloux du Pays de Gex.
Sources : Tome 0 du dossier d'enquête, p. 47 et 56 · Registre dématérialisé de l'enquête publique (contributions d'entreprises, juillet 2026). Tous les documents cités sont consultables sur le registre officiel de l'enquête.
