
Une décharge d'ordures ménagères reçoit des déchets qui fermentent, coulent et attirent les nuisibles. Un centre d'enfouissement technique reçoit des déchets dangereux, sous confinement. Une ISDI ne reçoit ni l'un ni l'autre : uniquement des matériaux dits inertes, qui ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne réagissent avec rien. Des terres. Des cailloux.
La réglementation fixe la liste, et le dossier du Chauvilly va plus loin qu'elle : pas d'ordures, pas d'amiante, pas de gravats de démolition, pas de matériaux venus de l'extérieur du Pays de Gex, Suisse comprise. Chaque apport est accepté à l’avance sur justificatifs ; le camion est pesé, contrôlé deux fois, et repart avec son chargement s’il n’est pas conforme.
D'où vient la confusion ?
De l'histoire du lieu. Une vraie décharge d'ordures ménagères a fonctionné à Chauvilly des années 1980 à 1998. Elle est fermée depuis, et le projet prévoit un régime spécial à son emplacement : aucun creusement, uniquement du recouvrement, pour ne pas toucher aux étanchéités existantes.
Le passé du site est réel, personne ne l'efface. Mais confondre le projet avec ce passé, c'est précisément l'erreur que le dossier public permet de dissiper.
Sources : Tome 2 du dossier d'enquête, p. 19-23 · Avis de l'ARS du 11 février 2026 · Rapport DREAL du 22 décembre 2025 · Tome 3 du dossier (historique de l'ancienne décharge). Tous les documents cités sont consultables sur le registre officiel de l'enquête.
